L’histoire moderne du « développement » avait fixé comme objectif, de lutter contre la pauvreté dans les pays les moins avancés grâce aux capitaux du monde développé à la manière du Plan Marshall. Le constat de nos jours est amer ; la faim, la maladie, l’ignorance, la malnutrition règnent dans la plupart des pays du tiers monde et en particulier au Togo. Et les stratégies de développement adoptées par la majorité de ces pays ont échoué. La question essentielle est de savoir laquelle voie adoptée.
Et l’œuvre du développement économique et social est une œuvre immense et délicate qui nécessite l’investissement d’énormes ressources humaines, matérielles et financières qu’il serait difficile voire impossible de mobiliser aux seuls niveaux officiels. La tâche devient plus difficile vu la situation que traversent les pays en développement. Ainsi trente ans après l’enclenchement solennel du processus de développement, nombreux et sérieux défis à l’épanouissement de l’humanité subsistent, se créent ou se renforcent.
Dans un réquisitoire sommaire prononcé le 05 décembre 1997 à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale des Volontaires au Togo, M. Paul MATOVU, Représentant Résident A.I. a exposé les données les suivantes : « Depuis 1960, les pays en voie de développement ont réussi à faire réduire d’un tiers la malnutrition et à faire progresser de 25% le taux d’inscription à l’école. Cependant la pauvreté règne encore largement partout dans le monde. Un quart de la population du monde vit dans la « pauvreté humaine » démunie au point de ne pouvoir mener une vie décente. Près d’un tiers de cette population, soit 1,3 milliard d’individus vit actuellement avec moins d’un dollar par jour. Un milliard de personnes environ sont illettrées. Plus d’un milliard d’habitants n’ont pas d’eau potable. Près de 840 millions de personnes ont quotidiennement faim et sont confrontées à une insécurité alimentaire. Les femmes représentent 70% des pauvres de la planète. Près d’un tiers des habitants des pays les moins avancés ont une espérance de vie qui n’atteint pas 40 ans ».
La définition par PIDES-TOGO d’une politique stratégique claire de promotion du volontariat dans le cadre de ses moyens d’actions pour répondre d’abord à un souci de restructurer, ensuite de dynamiser et enfin de fructifier l’action volontaire au service du développement national. Ainsi le volontariat est une forme d’expression de solidarité qui amène des hommes et des femmes à consacrer leurs temps, leurs techniques, leurs expériences ainsi que leurs biens matériels ou financiers à la réalisation d’oeuvres humanitaires sans souci majeur de contrepartie autre que la satisfaction d’avoir contribué au bien-être de l’humanité. Autrement dit, c’est le don de soi pour une cause juste ou mieux encore, la vocation à vouloir le bien-être des démunis. Ce volontariat interpelle tous les acteurs à apporter une aide aux populations nécessiteuses, afin de contribuer socialement, économiquement et psychologiquement à leur auto promotion. Car ce sont les actes volontaires qui déterminent les hommes.
A- DATE DE CREATION
Le 27 janvier 2006, PIDES-TOGO fut créée. Elle est enregistrée dans les registres du Togo, particulièrement dans celui du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Sécurité sous le N° 2324 conformément à la loi N° 40-484 du 1er Juillet 1901, une loi portant création de l’association.
B- MISSIONS ASSIGNEES
1- BUT Le but de l’Association est d’améliorer les conditions de vie des populations défavorisées en milieu rural tant sur le plan social qu’économique.
2- OBJECTIFS
Sensibiliser le monde rural sur l’évolution de la pandémie du VIH/SIDA
Prise en charge psycho- sociale des personnes vivant avec le VIH/SIDA (assistance morale, matérielle)
Appuyer ou prendre en charge les soins de santé primaire en milieu rural
Parrainer la scolarisation des jeunes ruraux (filles- garçons)
Promouvoir les cours de soutiens scolaires en milieu rural
Promouvoir les activités socio- culturelles en milieu scolaire rural
Promouvoir et parrainer la formation professionnelle des jeunes déscolarisés pour leur insertion socio- professionnelle
Lutter contre la désertification par le reboisement
Appuyer les paysans dans le développement des fermes agricoles (fermes agro avicoles et agro pastorales)
Mettre en place des structures de micro finances (épargnes crédits) au profit des groupements ou coopératives agricoles
Développer des infrastructures en eau potable (forage de puits)
C- MOYENS D’ACTION
Les moyens d’action sont ce dont dispose l’Association pour pouvoir mener à bien ses actions et atteindre les objectifs précités.
Ressources humaines disponibles (jeunes volontaires diplômés en différentes filières)
Ressources financières : les cotisations des membres actifs et sympathisants, dons de toute nature
Mobilisations des ressources locales ou endogènes (lobbyings)
Partenariat et sponsorisation
